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12 novembre 2017

4è édition du festival Yarha

Une cérémonie d'ouverture 5 étoiles

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Du glamour et du prestige étaient au rendez-vous hier samedi 11 novembre à l'Institut Français de Yaoundé. Des illustres invités et professionnels du 7è art ont répondu présent à l'invitation de Sylvie Nwet, déléguée générale du festival. Ils viennent d'Afrique, de France, de Chine et de Turquie.

Sylvie Nwet en boubou malien, honneur à l'invityé spécial

Parmi les plus illustres, nous avosn reconnu le ministre camerounais du Travail et de la sécurité sociale, Grégoire Owona, le Secrétaire général du Ministère des Arts et de la Culture, Moktar Ousman Mey, représentant personnel du Minstre Narcisse Mouelle Kombi en mission hors du pays, l'ambassadeur de France Gilles Thibault et son épouse,

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Cheik Oumar Sissoko, cinéaste et homme politique malien, invité spécial,

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l'ambassadeur d'Algérie, l'ambassadeur de Tunisie,  Emmanuel Courcol réalisateur du film d'ouverture "Cessez-le-feu", Dikongué Pipa, cinéaste camerounais de renom, Gérard Essomba, acteur de talent, Bruno Degoy, spécialiste de la finance, Alexandre Labruffe, délégué général des Trophées francophones du cinéma,

Alexandre Labruffe, au centre, avec la team com des Trophées francophones du cinéma au Cameroun

la crème de la presse culturelle et people. Je vous sers les clichés de la soirée.

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Jean Marie Mollo Olinga, le père des critiques de cinéma...

Claver Nken, Celcom Minac

Les projections continuent durant toute la semaine à l'IFc, au centre culturel cameroun et au centre culturel espagnol (pour les masterclass). Ne manquez pas le rendez-vous!!!!

G-Laurentine Assiga

 

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09 novembre 2017

Semaine Internationale du 1er film

Tapis rouge à l'ouverture ce samedi 11 novembre

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A la dimension des grands rendez-vous internationaux, la 4e édition du festival Yarha s'annonce ce 11  novembre à l’institut français de Yaoundé. La cérémonie d'ouverture est calée sur le prestige. L'esprit se résume dans le dress code imposé pour la circonstance: "tenue de gala exigée", lit-on sur le carton d'invitation.

Cela dénote également de la valeur que le comité d'organisation du festival accorde et veut accorder au 7è art au Cameroun. "Une place de choix", selon la déléguée générale, Sylvie Nwet.

Cette année, le festival innove, en offrant des projections pour enfants. 1000 élèves des établissements scolaires de la capitale politique seront initiés à la culture du cinéma à travers l'activité "petits déjeuners Ciné-enfants". Au programme de la semaine, 24 films inédits, des Master class, unejournée ciné-femmes, des ateliers de formation, Yara découverte et des expositions. La cérémonie d’ouverture samedi le 11, débutera à 19h avec le film «Cessez-le-feu» d’Emmanuel Courcol. La soirée s’achève par un cocktail à 21h.

A la manette

Sylvie Nwet, déléguée générale du festival Yarha

Sylvie Nwet

Elle est née un 4 mai, il y a une quarantaine d’années. Depuis dix-sept ans, la native du département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, a décidé de prendre sa vie professionnelle en main. C’est sur le 7è art et les relations publiques qu’elle a jeté son dévolu. La combinaison de ses deux passions l’a conduite à exercer comme chargée des relations publiques du festival Ecrans Noirs (pendant quinze ans) et comme Consultante en événementiel à la Fondation Inter-Progrès (depuis 2002). L’adepte de la transformation de la boue en or, conçoit la vie à l’américaine.  Elle écume les festivals de cinéma à travers le monde, pour dénicher des performances et nouer des contacts. Depuis 2014, elle a lancé la Semaine Internationale du Premier film Yarha avec Patricia Mouné, une autre férue du cinéma. En plein préparatifs de la quatrième édition qui démarre ce samedi 11 novembre prochain, la jeune femme est surbookée. Mais, elle nous en dit plus sur l'événément.

 

Yarha 2017, qu'en attendre ?

Les principales innovations qu’apporte la 4è édition de la Semaine Internationale du 1er film se situent au niveau de son organisation et de son contenu. Pour la première fois, l’évènement s’étend sur trois sites : l’IFC de Yaoundé, pour les projections cinématographiques, le CCC pour les activités d’animation «YARHA découverte», et certains ateliers de formation auront lieu au Centre culturel espagnol.

Pour ce qui est des activités, nous faisons la part belle aux femmes et aux enfants. Deux activités thématiques sont au rendez-vous : «Les matins petits déjeuners cinéma pour enfants»un programme de charme qui offre à partir du lundi 13 Novembre 2017 à 9H00   aux tous petits des écoles primaires de la ville de Yaoundé, un encadrement pédagogique et artistique de Blandine Glamcevski.  Dans le cadre d’une initiation à l’éducation par l’image et d’accroitre leur culture cinématographique.

 Pourquoi un zoom sur les femmes?

La lauréate de la bourse ciné 2016 heureuse!!!

«Yarha ciné femme» a été mis sur pied pour répondre à cet objectif. Le vendredi 17 Novembre, le festival déroule le tapis rouge aux femmes. Une journée entière pour booster l’entreprenariat féminin dans les domaines artistiques en général et cinématographiques en particulier, et promouvoir les œuvres faites par les femmes cinéastes.

Mieux encore, le festival consacre un site entier aux métiers annexes du cinéma.  Disons-le, le cinéma est un tout.  La réalisation d’un film fait appel à bien de domaines : la mode, la sculpture, la décoration, la peinture … et l’essor du 7e art au Cameroun dépend aussi du développement de ces métiers qui comme le cinéma local souffrent d’un manque de soutien.

Pour cette édition, Yarha met à disposition une plateforme d’expression et de découverte des jeunes talents dans les différents domaines artistiques sous l’appellation de Yarha découverte au Centre culturel camerounais.

Y aura-t-il un hommage rendu cette année à un cinéaste ?

Oui, à notre invité d’honneur, le parrain, Cheick Oumar Sissoko, avec la présence des doyens Dikonguè Pipa et Gérard Essomba. Tous des grands noms du cinéma africain.

Propos recueillis par G-Laurentine Eyebe Assiga

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05 novembre 2017

Annual Fashion Week 2017

Dans 20 jours, la mode occupe la scène

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Le dernier casting a eu lieu hier samedi 4 novembre 2017 à Douala. La boucle est ainsi formée sur plusieurs mois de recherche des meilleurs mannequins qui porteront les vêtements de luxe des créateurs de prestige sélectionnés pour cette édition 2017.

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Le Comité d'organisation, piloté par Grégoire Piwélé, est en action accélérée pour peaufiner les derniers réglages. L'édition 2017 de l'évent de mode le plus haut de gamme de la capitale économique du Cameroun s'annonce plein de surprises. Parmi lesquelles, cette chanson officielle interprétée par Grace Bethel, que l'on redécouvre avec plaisir, et Tzy Panchak.

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Annoncés également, la fine crème des hommes de médias people : Robert  Brazza, Yves de Mbella, Isabelle Anoh, et votre humble servante (my self).

Allez, montez, je vous amène!!!!

Parmi les créateurs, la légion ivoirienne déroulera tout son talent à travers l'immense Ciss Saint Moïse, le génie Gilles Touré.

Ciss Saint Moïse

Gilles Touré

 Le Cameroun sera autant présent avec son petit prodige Yves Tchinda.

Une création d'Yves Tchinda portée par la top model Francess

Notez bien les dates : du 20 au 25 novembre 2017 au St John's Plazza. Soirée de gala avec Red Carpet, le 25 novembre dès 20h30.

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La mode Black vous donne rendez-vous! Don't miss it!

G-Laurentine Eyebe Assiga

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03 novembre 2017

Réseau des journalistes Culturels du Cameroun

Ambiance non stop en mode

Soirée Old School Kamer ce vendredi 3 novembre

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Dans le but de valoriser le riche patrimoine musical camerounais, le Réseau des journalistes culturels du Cameroun (Rj2C) organise ce vendredi 3 novembre un événement baptisé «Soirée Old School Kamer». Il s’agit d’un concept en format karaoké–dîner qui met en scène les journalistes culturels interprétant les grands classiques de la musique camerounaise des années 70, 80 et 90.  Ils viennent de tous les médias influents de la place et se retrouvent dans une ambiance live au cabaret Les Hommes d’Honneur, sis au carrefour Kondengui, à Yaoundé. Pour cette deuxième édition, des surprises sont au menu comme une reprise par l’orchestre des balafons maison, pour le plaisir du public, du célèbre titre «Bikutsi Hit» de Sissy Dipoko. Chrispo Epolè, Faty Lou, Joël P sont par ailleurs annoncés. Au programme également : de l’humour, un défilé de mode crazy et un show de Miss Ronde et belle. Dress Code : Blue jean-chemise ou corsage en wax. Participation : 10.000Fcfa (dîner+boisson).

G-L.E.A

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01 novembre 2017

Miss Cameroun 2018

Caroline Nseke sérieuse candidate

pour la couronne

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Pendant que les présélections comptant pour la 13è édition suivent leur cours à travers le pays, les candidates de la diaspora déjà castées affûtent leurs armes pour la grande finale du 30 décembre prochain. Parmi elles, il y a la belle Caroline Nseke, Miss Cameroun Suisse 2016. L’étudiante en droit des affaires est prête à sacrifier une année pour porter haut les couleurs du Cameroun et s’acquitter de ses responsabilités de Miss, au cas où elle est élue au soir du 30 décembre au palais des Congrès de Yaoundé. Une finale qui promet d’être glamourisme avec la participation annoncée, pour la première fois au Cameroun, de Miss Monde et de Miss Usa. Je suis allée à la rencontre d'une jeune femme patriote et déterminée.

 

Interview

Caroline Nseke

"Je pense avoir l'étoffe pour encore

faire briller le nom du Cameroun"

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Qu'est-ce qui vous motive à présenter votre candidature au concours Miss Cameroun?

Tout d'abord parce que je suis une citoyenne camerounaise qui a envie de représenter le peuple camerounais. Je suis en effet extrêmement attachée et fière de mon pays. J'espère que cette élection me permettra de mettre sur le devant de la scène et de défendre les valeurs qui me sont chères telles que le partage à son prochain et la solidarité.

La discipline qui est imposée ne vous effraie pas? Vous n’avez pas un double visage, car le Comica a promis être plus vigilant sur les caractères réels des candidates ?

Non, j'ai déjà connu des situations un peu similaires en Suisse. Tout s'était très bien déroulé. Et dans la vie, nous devons avoir des règles pour mieux vivre en société.

Etes-vous prête à mettre en berne votre vie en Suisse pour résider au Cameroun pendant un an?

Oui, je suis prête et si je suis élue miss Cameroun 2017, je prendrai une année sabbatique pour mieux mener mon règne.

Depuis Valérie Ayena, aucune autre Miss Cameroon n'a véritablement plus brillé à Miss Monde. Si vous êtes élue, pensez-vous avoir l'étoffe pour relever le challenge?

Valerie Ayena a su représenter le Cameroun à miss Monde, cependant ayant déjà un premier titre de Miss Cameroun Suisse, je pense avoir l'étoffe pour encore faire briller le nom du Cameroun à Miss Monde de par mon expérience et ma volonté de faire plus.

Au fait qui est Caroline Nseke en dehors des projecteurs ?

Je suis Aimée Caroline Nseke, Miss Cameroun Suisse 2016,  âgée de 21 ans et étudiante en 2e année en droit des affaires. Je suis le parfait produit de l'alliance du Littoral et du Centre du Cameroun. Un symbole de l’intégration nationale que valorise le thème de la 13è édition. En 2014, j'ai été diplômée de l'école supérieure de commerce et par la suite, j'ai fait une année de stage pratique à l'office fédéral d'immigration nouvellement appelé Secrétariat d'Etat aux migrations. J'ai décidé, après, de continuer mes études de Bachelor dans le domaine de Business Law. Mes principaux hobbies sont le fitness, les voyages et le cinéma.

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Votre plus beau rêve ?

Je rêve d'être une femme accomplie, entreprenante et indépendante.

Une Miss, c’est aussi son style. Comment décririez-vous le vôtre ?

Passionnée de mode, je décrirai mon style comme étant celui de la femme chic, sexy et raffinée.

Passion, détermination, engagement, ses maîtres-mots

Au Comica, on promeut également les valeurs culturelles, comme le patrimoine culinaire de notre pays. Consommez-vous camerounais en termes d’alimentation ?

J'adore la cuisine de chez moi (Cameroun) !!! Je suis également une citoyenne du monde. Ainsi, les repas asiatiques  sans le mélange du sucré et du salé, et la cuisine européenne pour son goût raffiné, sont bien appréciés par mon exigent palais.

Comme tout le monde, vous deviez certainement avoir un modèle, une personne qui vous inspire…

Mon premier modèle est ma maman qui est une femme douce et déterminée. Le second modèle est Nelson Mandela, car il est l'incarnation de la paix et la défense des droits de l'homme dans le monde.

 Une femme accomplie, une fille de bonne moralité bien_encadr_e_par_sa_m_re

Depuis le 19 octobre dernier, Ange Minkata représente le Cameroun à la 67è édition de Miss Monde en Chine. La finale aura lieu le 18 novembre prochain. Avez-vous un mot à son endroit ?

Courage ma belle Lionne, peu importe les difficultés. Rappelle-toi que la lumière se trouve au bout du tunnel. Et tout le Cameroun est derrière toi !!!

Entre Miss, elles sont solidaires. Caroline est de tout coeur avec Ange Minkata, candidate du Cameroun à Miss Monde 2017.

Pour boucler cette interview, quel a été le moment le plus heureux de votre vie ?

Un des moments heureux de ma vie est mon élection en tant que Miss Cameroun Suisse. Je serai encore plus heureuse si je devais devenir l’ambassadrice de mon pays en 2018, en tant que Miss Cameroun.

Propos recueillis par G-Laurentine Eyebe Assiga

 

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25 octobre 2017

Trophées francophones du cinéma 2017

Yaoundé accueille le 7è art de la francophonie

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En décembre prochain, le Cameroun abritera la 5è édition des Trophées francophones du cinéma. Evénement de renommée internationale qui prime les acteurs du 7è art de l’espace francophone. Membre important de cette organisation, Alain Rocca est sur le terrain pour tout préparer. Lors de la dernière édition du festival Ecrans Noirs, il est venu à Yaoundé. Présenter le projet aux autorités camerounaises était l’objet de sa mission. Son premier contact avec le pays de Gérard Essomba a été bon. Une idylle est née entre notre pays et cet amoureux du 7è art de 61 ans.

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Ancien producteur, membre fondateur et président d’universCiné (plateforme de diffusion du cinéma sur le web), l’ingénieur hydraulicien de formation est un fils de pétrolier. Ayant grandi au Gabon, c’est un francophile qui a décidé de mettre son ingéniosité au service du développement de la culture.  Ses méninges tournent à plein régime pour trouver des innovations fructueuses. Au mois de mai dernier, il était l’un des animateurs de la table ronde organisée par le Cnc sur «L’Afrique, laboratoire de création francophone» au festival de Cannes. Après près d’un quart de siècle de carrière dans le cinéma, il prend le bâton de pèlerin pour semer la bonne nouvelle de l’industrie cinématographique. Epris d’Afrique, c’est sur le continent que les Trophées francophones ont pris leur ancrage. A l’occasion de son séjour, il a accepté de dévoiler les contours de l’événement. En exclusivité, dans les jardins d’un hôtel 5 étoiles de la place !

 

 Interview

Alain Rocca, président des Trophées francophones du cinéma

"Derrière le cinéma, il y a des questions autour de l’identité,

de l’ouverture au monde, de la compréhension des autres cultures"

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Bonjour Alain Rocca et merci de nous accorder cet entretien. Vous êtes au Cameroun pour établir des contacts et rencontrer les autorités camerounaises en vue de l’organisation dans notre pays, en décembre prochain, de la 5è édition des Trophées francophones du cinéma. Pourquoi le choix du Cameroun ?

(Il respire) Le Cameroun est un très beau pays avec des gens très accueillants. Mais après, les Trophées francophones essayent de faire vivre l’idée d’une appartenance à une planète francophone, pour les gens de la culture. Moi, quand je viens ici, je suis francophone, je ne suis pas Français. Il y a une différence. Cet événement a été initié pour rassembler tous ceux qui se sentent francophones, qui aiment le cinéma et qui veulent que tous travaillent ensemble dans cette planète francophone. Tous les gens ont un horizon qui va au-delà de leur horizon national. D’aucuns ont un horizon européen, d’autres asiatiques… Nous, on essaye de partager un horizon francophone.

En tant que pays hôte de l’événement, le Cameroun va mettre de l’argent dans votre projet… Que gagne-t-il en retour ?

(Excité) Nous voulons mettre un coup de projecteur sur tous ceux qui font le cinéma dans un pays. Parce que ceux qui font le cinéma, l’audiovisuel, le grand public, même nos dirigeants ne mesurent pas toujours à quel point c’est décisif pour l’avenir en terme d’identité, de ciment social, de solidarité, de pédagogie. C’est quelque chose qui est vraiment très important pour tous les pays, parce que, toutes les nations ont des histoires, des récits à raconter. Les citoyens de nos pays francophones ont envie qu’on leur raconte ces histoires. Et l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel a tout à gagner à se mettre un peu dans le projecteur. Ce qui m’a frappé ici, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent bien dans le cinéma, l’audiovisuel, et il n’y a pas de moment qui leur est dédié à tous. D’où ces Trophées francophones, pas seulement des œuvres, parce que ça c’est la partie émergée de l’iceberg. Mais pour tous ceux qui font que ça existe, tous ceux-là, c’est leur semaine. Je ne sais pas si on peut parler de gain en matière de culture, on avait envie de venir au Cameroun. J’ai rencontré M. Georges Madiba, qui est directeur du cinéma et de la production audiovisuelle au ministère des Arts et de la Culture, au Fespaco, à Ouaga. Nous avons décidé de tenter l’aventure. Les Trophées ont envie d’y aller. Le Cameroun veut nous accueillir. Je pense que c’est gagnant pour tout le monde. Gagnant pour les Trophées, parce que ceux-ci racontent que dans cet espace francophone, il y a une dynamique de coopération ou une dynamique de construction des projets, de partage d’expériences qui peut être incroyablement riche. Gagnant pour le Cameroun, parce que souvent ce sont les autres qui vous disent ce qu’il y a de puissant chez vous. Je n’étais jamais venu au Cameroun. Mais en 3 jours, j’ai vu un nombre de gens qui font des choses formidables. Je crois que le Cameroun a à gagner, à ce que pendant un petit moment, on dise au public, regardez tout  ce  que ces gens-là font de bien dans le cinéma et l’audiovisuel chez vous. Et là, on termine par une soirée prestigieuse, où nous aurons des politiques, des personnalités invitées, des prix qui sont remis, ainsi de suite. A la fin, on termine avec un moment glamour où tous ceux qui font le cinéma viendront clôturer les dix jours d’activités. En somme, on construit la fierté. On accélère la construction de la fierté professionnelle.

Pensez-vous véritablement que ce soit un bon risque à prendre pour le cinéma camerounais ? Ne venez-vous pas simplement faire du business et repartir ?

(Il souffle) Je pense que derrière le cinéma, il y a des questions autour de l’identité, de l’ouverture au monde, de la compréhension des autres cultures. Il y a des enjeux de société importants. C’est tout à l’honneur des pouvoirs publics du Cameroun de se dire que c’est un secteur qu’on n’a pas envie d’oublier. C’est un secteur où on est bon. Il y a une histoire de cinéma et de l’audiovisuel camerounais. Il y a de grands artistes qui ont travaillé pour le cinéma camerounais et l’audiovisuel. L’occasion est opportune pour que les pouvoirs publics aient envie de dire d’abord aux Camerounais qu’il y a des valeurs ici. Et ensuite, on veut dire au monde entier que le Cameroun va compter dans l’avenir, dans la planète du cinéma et de l’audiovisuel.

 

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Alors, qu’est-ce qui ressort de vos premiers contacts ici de façon concrète?

(Sans hésiter) C’est assez enthousiasmant ! Les gens ne sont pas naïfs. Il faut savoir que lorsqu’on monte un évènement culturel, on est  souvent en deçà des ambitions qu’on avait au départ. Quand on est porteur de projet culturel, la déception fait souvent partie du jeu. Je sens que les gens se demandent est-ce que c’est une farce ? Est-ce qu’il ne raconte pas des fariboles ? Moi, j’ai l’impression qu’il y a des gens extrêmement solides, qui sont capables de montrer que la qualité de leur travail mérite d’être soutenue, d’être développée, que ça vaut vraiment le coup d’investir dans la dynamique de cette filière. Si je viens en tant qu’extérieur, je me dis, quand je vois tous ces gens-là,  j’ai envie de dire s’il y a un secteur où l’investissement ne sera pas perdu, c’est bien ce secteur-là. Voilà mon ressenti. Après, il faut qu’on travaille beaucoup. Il faut avoir de la chance, avoir de bons partenaires, de bons investisseurs, etc.

Il faut effectivement une grosse logistique, si l’on se réfère aux éditions précédentes. Peut-on avoir des détails sur le plan organisationnel ?

(Taquin) Non, c’est secret ! On est dans la phase où on rapproche les énergies, on explique bien à nos interlocuteurs ce qu’on a à faire. On cherche des financements, parce que c’est un projet qui a besoin de financements. Qu’on essaye de trouver le plus possible dans les entreprises privées, pour leur faire comprendre qu’investir dans un événement culturel est un investissement intelligent. Ce n’est pas juste pour se faire plaisir et s’amuser à une montée de marches. C’est un investissement qui peut faire partie d’une campagne de communication, de construction de la marque et de son identité. Tout ça, on le conçoit. L’idée est de revenir en fin septembre [il était effectivement revenu avec son collaborateur Alexandre Labruffe, le délégué des TFC, Ndlr]. A cette occasion-là, de commun avec les pouvoirs publics camerounais et les professionnels, on annonce le programme de la manifestation qui a lieu du 4 au 16 décembre.

On sait que vous avez été producteur de cinéma, fondateur de la société Lazennec. Vous totalisez 24 ans de carrière. Vous n’avez pas été un cinéphile extraordinaire…Mais qu’est-ce qui vous amène au 7è art ? Était-ce un besoin d’affirmation de votre personnalité ?

(Il sourit) J’ai été producteur au siècle dernier. J’ai produit plus d’une dizaine de films... J’aime le cinéma ! Tout simplement.

 

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Vous aimez le cinéma comme l’Afrique…

(Pensif) Très personnellement, j’ai passé les premières dix années de ma vie au Gabon. Mon père exerçait dans le pétrole. Puis, en grandissant, j’ai été coopérant en Côte d’Ivoire. J’y suis resté un peu. (Il respire) Moi, j’ai ce rapport à l’Afrique qu’ont certains de mes compatriotes… Je suis toujours client de l’Afrique francophone. Je ne sais pas si l’on peut dire que je suis un Africain. Mais à chaque fois, il y a quelque chose qui se passe et me donne envie de revenir. Je suis un francophone, marié et père.

Le Cameroun, Afrique en miniature, ne vous a pas laissé indifférent… Un souvenir ?

(Excité) J’ai apprécié l’accueil. Je vous assure. Les gens sont d’une hospitalité ici ! C’est formidable ! Il y a un accueil et une écoute exceptionnels chez les gens. Je n’ai pas eu le temps de bouger de l’hôtel. Je n’ai pas arrêté de voir les gens. Grâce à l’équipe de Tv5, qui était là, j’ai pu rencontrer vos dirigeants. Ce sont des personnes qui ont une finesse de l’accueil impressionnante. C’est très séduisant. Il y a une chaleur de l’accueil non feinte chez les Camerounais. Ils sont vrais. Et c’est très attachant. C’est le souvenir que je garde en moi de mon séjour ici.

La cuisine camerounaise vous a également séduit…

(Comme en extase) Ah, j’ai goûté à la cuisine camerounaise !!! Permettez-moi de parler d’un «maquis» qui a ébloui mes papilles : l’oasis. Les filles y font un poisson exquis… Ah, c’est trop bon !

Entretien méne par G-Laurentine Eyebe Assiga

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18 octobre 2017

Coco Argentée

La fabuleuse ascension d'une fille de Djoum

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Ce vendredi 20 octobre, la chanteuse est annoncée en concert au "temple du bikutsi", le Carossel de Yaoundé. A l’occasion de cet événement, nous avons voulu revenir sur le profil de cette originaire de Djoum. Question de comprendre ce qui fait son succès.

Elle est née Corine Céline Ntyame. Elle s’est fait connaître dans le milieu du showbiz camerounais comme Coco Argentée en 2009. Après sept ans, elle cartonne toujours. Avec la sortie de son maxi-single «Le crayon de Dieu», elle est apparue sous un nouveau nom de scène: «La Go Galaxie The Number 1». Point de départ d’une vie amoureuse et professionnelle qu’elle dit belle et magique. La trentenaire a ouvert sa propre société de production. En exclusivité, la fondatrice du girls band «Les Felleing Girls» s’est exprimée sur ces sujets et bien d’autres croustillants de sa vie lors de notre rencontre en fin 2016. Vous en apprendrez beaucoup sur la Go Galaxie !!!

 

 

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Bonjour Coco. Quel bilan avez-vous fait de votre année 2016?

(Sourire) S’il faut faire un bilan à mi-parcours, je dirais que le mien est plutôt positif. Avant les six premiers mois, j’avais déjà réalisé beaucoup de belles choses.  J’ai terminé ma tournée européenne. Au mois de février, j’ai sorti mon maxi-single «Le crayon de Dieu», qui était tellement attendu, j’ai changé d’appellation : je suis devenue «La Go Galaxie The N°1». En quatre mois, le maxi-single est déjà présent partout : sur les réseaux sociaux, sur toutes les chaînes de télévision et de radio nationales et d’autres internationales comme Trace Tv. Il est dans le top des charts. Les spectacles continuent. Je sors de Guinée équatoriale où j’ai presté en juin dernier dans la ville de Malabo. En juillet, j’y suis retournée, cette fois, c’est la ville de Bata qui m’a accueillie. Toujours pour ce mois de juillet, j’étais en spectacle à Abidjan en Côte d’Ivoire. Après, je vais entamer une tournée en Europe et en Amérique. Ce mois, je repars à Abidjan. Très prochainement, je serai au Congo Brazzaville invitée par la fille du président. Donc, ça va très bien.

Une nouvelle année 2017 et un nouveau nom de scène, pourquoi ? Le public vous a adoptée comme Coco Argentée depuis 2009, y a-t-il eu un problème ?

(Elle respire) J’ai voulu marquer un pas en avant. Aujourd’hui, Coco Argentée évolue dans son propre label : C.A corporation. En effet, il y a eu une dislocation avec l’ancienne équipe. Il y avait une fusion avec une structure locale. Après la dislocation, je me suis mise à mon compte. Je suis redevenue mon propre producteur comme au début de ma carrière. Car, j’ai compris qu’on est mieux servi que par soi-même. J’ai créé mon entreprise qui produit et représente Coco Argentée. La structure fonctionne avec un orchestre ayant à sa tête Engelbert Bomba, une troupe de danse, une direction artistique, un secrétariat. En fait, j’ai voulu faire les choses en professionnelle.

Ça fait beaucoup de responsabilité pour vous. Est-ce facile de conduire une entreprise et rester l’artiste qui fait le show ?

(Calme) Je suis la locomotive, certes, mais les tâches de management, je les ai déléguées. Le secrétariat est là pour prendre les rendez-vous, que je valide par la suite et une équipe se charge de recontacter ces personnes. Pour les contrats de prestation, par exemple, Engelbert Bomba s’en charge. Il y a un réalisateur, pour les clips et autres productions audiovisuelles. Bref, la machine est bien huilée. Je supervise en apposant mon Ok ou en donnant des orientations pour l’amélioration des choses.

Depuis 2009 que vous êtes entrée dans le paysage musical camerounais, on a l’impression que tout vous réussit. Coup d’essai, puis, succès. Quel est votre secret ?

(Elle affiche un sourire épanoui, puis réfléchit) Avant, je dois dire que j’étais beaucoup en retrait, si bien que les gens ne voyaient pas mes réalisations. Si je réussis, je crois que c’est parce que j’ai la grâce de Dieu, j’ai l’inspiration divine et je fais des recherches personnelles. Tout ce que je fais, je prends la peine de bien le faire et avec le temps, j’ai acquis de la maturité d’esprit. Je sais déjà ce qui est bon ou non, quelles sont mes ambitions. Par rapport à mes ambitions futures, j’établis des paliers pour grandir encore. Aujourd’hui, je suis auteur-compositeur-producteur, plus tard, j’aimerais être producteur d’événement, producteur d’artiste, car je pense que le travail doit continuer même à travers d’autres personnes qui valoriseront la musique camerounaise au pays et à l’étranger. Raison pour laquelle, actuellement, nous montrons l’exemple, pour que ceux qui prendront la relève puissent bien l’assurer.

Coco, nous avons vu des photos de vous embrassant un homme vêtu de gandoura circuler sur les réseaux sociaux... Vous nous confirmez que ce n'est pas un montage?

(Elle éclate de rire. Ses yeux brillent). Non, ce n'est pas un montage. Je vis une nouvelle et belle histoire d'amour. Je me suis fiancée, il y a quelques semaines (Elle sourit). Je suis heureuse ! Cela se reflète sur moi. Voyez comment j'ai pris des kilos! Nous résidons à Douala.

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Ça se passe bien avec votre nouveau compagnon?

(Excitée) oui, ça se passe super bien! Voyez-vous, quand on vit dans le bonheur, on a des idées positives, on grandit forcément. Je suis vraiment heureuse. Dans ma vie professionnelle, cette nouvelle situation a un grand impact. Je ne veux pas faire dans l'à-peu-près. Notre entreprise a déjà des voitures. A la prochaine interview, j'en verrais vous chercher par l'un de nos véhicules (elle éclate de rire). Tout mon personnel se déplace en voiture de service. Juste pour vous assurer que je mets les petits plats dans les grands maintenant.

On peut avoir d'autres détails plus précis?

Je voudrais que le passage de Coco Argentée dans le showbiz camerounais soit marqué d'une pierre blanche. Je voudrais montrer que la musique est une entreprise. Si on s'organise bien, on peut très bien gagner sa vie. C'est possible de faire de grandes choses, si on a des ambitions et les moyens de sa politique. Je ne voudrais pas tout dévoiler pour l'instant. Je préfère que le Cameroun découvre les actions que je veux mener pour la culture, la musique et pour la jeunesse.

Y a-t-il un projet d'enfant en route, pour compléter votre bonheur?

(Elle réfléchit) Vous savez, les enfants, on ne les fait pas sur un coup de tête. Pour l'instant, je tourne encore. Je dois tout de même vous dire que j'ai déjà deux merveilleux enfants que j'aime beaucoup. Ils vivent et poursuivent leurs études en Europe. D'ailleurs, ils ont réussi à leurs examens, ils passent en classe supérieure. Donc, présentement, je suis une maman très heureuse. Pour en faire un autre aujourd'hui, il faudra faire des concessions avec mon fiancé, avec mon travail. La musique est très jalouse et je suis contrainte de faire des concessions par rapport à cet état des choses.

Le nouveau fiancé ne le prend-il pas mal?

(Elle souffle) Bon, puisqu'il m'a trouvée dans ce milieu, il s’adapte.

Le mariage est prévu pour quand?

(Elle souffle). Le mariage est prévu, ça je peux vous le confirmer sans pour autant vous donner les détails sur la date. D'ailleurs, vous serez invité et je vous informerai en temps opportun quand tout sera bien calé.

Tout même, pour vous, quel est le secret d’un mariage durable? Car, les divorces d’artistes sont courants...

(Calme) Je pense que ce sont les concessions qui font durer le mariage. Moi, je suis une femme indépendante financièrement et socialement. Dans ma vie, je pense qu'une femme doit apporter autant dans un couple que l'homme. Pour cela, elle doit travailler. Etant donné que mon travail consiste à prester de par le monde, je réside presque dans les avions. En fait, je ne m'appartiens plus, ni à ma famille, ni à mes enfants: je suis une citoyenne du monde. Donc, l'homme qui décide de m'épouser m'a trouvée là et fait avec.

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Vos incessants départs ne créent pas de vide chez vos enfants?

(Animée) En vivant déjà en Europe, mes enfants ont une conception de la vie différente de celle d'ici. On discute beaucoup. Je leur montre l'importance de ma carrière. Ils comprennent que chacun doit vivre ses rêves. Je les vois tous les jours à travers les réseaux sociaux, on communique beaucoup. Ils ont tout ce qu'ils veulent. Peut-être ma présence leur manque, mais ils sont tellement épanouis que je pense qu'ils ne se rendent pas compte de mes absences. La preuve : malgré mes voyages, ils vont à l'école et réussissent leurs études. Ça suppose qu'ils n'ont pas de pression psychologique par rapport à mes absences.

Enfant, rêviez-vous de cette vie de paillettes qui est la vôtre aujourd'hui?

(Animée) Je vais être honnêtement avec vous: oui, je rêvais de cette vie. Quand mon père nous demandait ce que nous aimerions faire comme métier une fois adulte, je lui répondais : "j'aimerai être musicienne et star, ensuite, j'irai en Belgique". Ah oui, depuis toute petite, cela est inscrit en moi. Quand mon père voit tout ça aujourd'hui, il est étonné, il ne comprend pas cette prémonition que j'ai eu. Je me rends compte, à la fin, que quand on veut quelque chose, qu'on y pense très fort, on peut réaliser ses rêves. Je crois que l'Homme est le maître de son destin. "L'Homme propose et Dieu dispose". Il peut demander à Dieu tellement qu'il finit par lui accorder sa requête. En dehors de la musique, je voulais être journaliste. J'ai fait des études en littérature uniquement pour ça. Mais arrivée en Europe, il fallait trouver un boulot tout de suite. Du coup, je me suis orientée vers le paramédical. J'ai une formation d'aide-soignante. J'estime, aujourd'hui, faire ce métier à travers mes chansons, car je peins la société tout comme le journaliste.

Coco Argentée, très fashion. Racontez-nous votre histoire d'amour avec la mode?

Ah, la mode! Pour moi, c'est au feeling, c'est un état d'esprit. Quand je dois faire un clip par exemple, je sais exactement ce qu'il me faut. Je fais mes dessins que je confie à mes stylistes pour reproduction. Je travaille avec trois stylistes. La mode, franchement j'aime bien.

Devrait-on s'attendre à voir une ligne de vêtements Coco Argentée sur le marché?

Oui, bien sûr. C’est juste une question de temps.

Vous avez toujours le sourire, mais qu'est-ce qui peut vous mettre en colère?

Les hypocrites et les égoïstes. Vous savez dans ce monde, on peut évoluer en faisant des concessions avec tout le monde.  Que l'on soit femme de ménage, jardinier, commerçant, on peut discuter et trouver un terrain d'entente. Par ailleurs, je n'aime pas les personnes qui utilisent les autres. Je n'aime pas les personnes fausses.

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Si vous étiez un oiseau, vous seriez quoi?

(Animée) Je serai une colombe, car je suis pure, vraie avec les personnes qui m'entourent. Quand je sens qu’une personne est fausse, je prends mes distances. Dans notre monde d'artistes, il y a des esprits "illuminés" qui nous mettent souvent en concurrence avec d'autres chanteuses, moi cela ne m'ébranle pas, parce que j'ai confiance en moi. Je ne regarde même pas ces manigances, car je les considère comme de la distraction. Un détournement d'attention pour que je ne poursuive pas mon œuvre. C'est une perte de temps.

Coco, nous sommes arrivés au terme de cet entretien. Un dernier mot?

Oui. Je voudrais vous remercier pour l'excellent travail que vous abattez. Vous êtes crédible et j'apprécie que vous veniez toujours à la source. Je voudrai vous témoigner ma gratitude par ces mots. Merci!

 Entretien méné par G-Laurentine EYEBE ASSIGA

 

Bio express

Naissance : août 1982.

Situation matrimoniale : fiancée

Maternité : mère de deux enfants

2003 : obtient son baccalauréat A4 et départ pour le Tchad

2006 : S’installe en Belgique

2009 : Mise sur le marché de son premier album «Dans la tanière»

2010 : Sortie officielle de «Dans la tanière»

2014 : Sortie de son deuxième album

2016 : Sortie de son maxi-single «Le crayon de Dieu»

 

 

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12 octobre 2017

Trophées francophones du cinéma 2017

Trois films camerounais nominés

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«La patrie d’abord» de Thierry Ntamack nominé dans la catégorie «Longs métrages de fiction»,  «Les murs» de Narcisse Wandji dans la catégorie «Courts métrages» et de «Djambar, Sembene l’insoumis» d’Eric Bodoule Sosso dans la catégorie «Courts métrages documentaires».  Voilà les trois films camerounais figurent dans la shortlist des finalistes de l'édition 2017 des TFC. L’annonce est officielle depuis hier 11 octobre 2017.

28 films au total constituent la cuvée 2017 des nominés des Trophées francophones du Cinéma. Quinze longs métrages, parmi lesquels le célèbre "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan présenté au festival de Cannes en sélection officielle en 2016, sont en compétition.

Juste_la_fin_du_monde_poster

Le film avec comme acteurs principaux Marion Cotillard, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel, Nathalie Baye avait reçu une bonne critique sur la Croisette. L'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce (1990) a d'ailleurs remporté le Grand prix de la 69è édition du festival de Cannes.

Xavier_Dolan_sacr____Cannes_en_2016

Le film a également décroché trois prix aux Césars 2017 (meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur montage). Le niveau des films finalistes est bon. 

Les Trophées francophones du cinéma sont la plus prestigieuse cérémonie de recompenses du 7è art de la francophonie. Le Cameroun accueillera la 5è édition du 4 au 16 décembre prochain à Yaoundé.

Nous publierons prochainement l'interview que le président des TFC, Alain Rocca, nous a accordée, lors de son séjour au Cameroun en juillet dernier. Interview dans laquelle, il précise les contours de cet important événément, considéré comme les Oscars du cinéma francophone.

G-Laurentine Eyebe Assiga

 

LISTE OFFICIELLE DES 28 FILMS FINALISTES 2017

Longs métrage de fiction :

CLASH réalisé par      Mohamed       Diab    (Egypte)         

DEMAIN DÈS  L’AUBE réalisé           Lotfi     Achour (Tunisie)         

DIAMOND ISLAND réalisé    par      Davy    Chou    (Cambodge)   

DIVINES réalisé par Houda    Benyamina     (France)         

HEDI, UN VENT DE LIBERTÉ  réalisé par      Mohamed       Ben      Attia    (Tunisie)         

JE ME TUE À LE DIRE réalisé par      Xavier  Seron              (Belgique)      

JUSTE LA FIN DU MONDE     réalisé par      Xavier  Dolan  (Canada)        

MA VIE DE COURGETTE        réalisé par      Claude Barras (Suisse)          

LA PATRIE D’ABORD  réalisé par      Thierry Ntamack        (Cameroun)   

LES PREMIERS            LES DERNIERS            réalisé par      Bouli    Lanners           (Belgique)      

SIERANEVADA réalisé par    Cristi   Puiu     (Roumanie)    

TOMBÉ DU CIEL réalisé par  Wissam           Charaf (Liban)

TRAMONTANE réalisé par    Vatche Boulghourjian (Liban)

VICTORIA réalisé par Justine Triet    (France)         

WÙLU  réalisé par      Daouda           Coulibaly         (Mali) 

           

Longs métrage documentaire :

AFFAIRES ÉTRANGÈRES réalisé        par      Pasha  Rafiy    (Luxembourg)

L’ARBRE SANS  FRUIT  réalisé par      Aicha   Macky (Niger)

DJAMBAR, SEMBENE L’INSOUMIS   réalisé par      Eric      Bodoule          Sosso   (Cameroun)   

ELDORADO réalisé     par      Rui       Eduardo          Abreu, Thierry            Besseling,       Loïc     Tanson            (Luxembourg)

EXIL     réalisé par      Rithy    Panh    (Cambodge)   

LES HÉRITIERS            DE LA COLLINE          réalisé par      Ousmane        Samassekou    (Mali) 

LES PHARAONS DE L’EGYPTE           MODERNE–NASSER  réalisé par      Jihan    El         Tahri   (Egypte)         

SWAGGER      réalisé par      Olivier Babinet           (France)         

           

Court métrage :

BÊLONS          réalisé par      El         Medhi Azzam (Maroc)         

LA LAINE SUR LE DOS           réalisé par      Lotfi     Achour (Tunisie)         

MAMAN(S)     réalisé par      Maïmouna      Doucouré        (France)         

LES MURS       réalisé par      Narcisse          Wandji (Cameroun)   

SAMEDI CINÉMA       réalisé par      Mamadou       Dia      (Sénégal)

Source: Trophées Francophones du Cinéma

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29 septembre 2017

Monaco Yacht Show 2017

Bienvenue au paradis de l'art de vivre!!!

Monaco yacht show car exhibition, j'ai essayé la nouvelle Shelby de "Gentelman Car"

Le Yacht Spirit souffle sur le Port de Monte Carlo depuis le 27 septembre dernier. Le monde très select du yachting est présent a la 9 édition du Monaco yacht show. Le plus grand salon de plaisance de la planète accueille les amateurs du luxe marin venant des quatre coins du monde.

Des petits bijoux flottent sur les eaux monegasques

le bleu carpet accueille des visiteurs du monde entier

Yacht spirit: voiture, hélico prive, restauration, déco, mode, design, arts plastiques, c’est tout un univers de luxe qui a ouvert ses portes ici!!!!

Je suis la seule journaliste africaine ici. Je profiterai de l’occasion pour vous faire vivre des moments intenses et vous montrer des techniques qui peuvent être bénéfiques pour notre continent.

Moi, ce sont les voitures qui m'ont surprise

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On y va? Vrooooooommmmm

Je vous envoie de bons baisers de Monaco!

G-Laurentine Eyebe Assiga

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24 septembre 2017

X-Maleya

Trois ans après l'Olympia, toujours au Top!

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Ils ont entamé en 2014, une nouvelle étape dans leur carrière. Roger Samnig, Auguste Rim et Haïs Zaiter sont allés à la conquête du public de la mythique salle Olympia de Paris. Le 14 septembre plus exactement. Après avoir assis leur notoriété au pays, où ils sont adulés presque. Leur succès impressionne, provoque de l’admiration. Dans le mouvement de l’Urban music camerounais, ils comptent parmi les meilleurs. Certains les décrivent comme le groupe le plus capé de leur génération.Leur gloire, ils ne l’ont pas volée. Dur, ils ont travaillé pour y parvenir. Persévérants, engagés, déterminés, ils ont dû être. Au milieu des épreuves et écueils du parcours, rester debout était leur bouée de sauvetage.

Aujourd’hui, ils gagnent bien leur vie. Chacun roule dans une voiture, peut se prendre en charge et s’offrir toutes les choses qu’il aime. S’ils le voulaient, ils auraient les femmes qu’ils veulent. Nul n’est point leur but, cependant. Ils n’aiment pas profiter des autres. Encore plus maintenant qu’ils sont célèbres, ils font attention à l’image qu’ils renvoient. Pris pour modèles par une jeunesse qui les célèbre à chacun de leurs concerts, ils ne veulent pas être une illusion pour elle. Rien de feint cependant dans leurs attitudes. Loin des spot-lights, du bling bling, les trois amis se sont ouverts, tels qu’en eux-mêmes. Retour sur cet article que j’ai rédigé à ces temps-là. Flashback.

 

Le trio a célébré ses dix ans de carrière récemment à travaers les villes du pays

 

Il y a des célébrités, qui, au fil des interviews, vous donnent plusieurs versions de leur histoire. Une histoire voulue belle, sans rides, sans taches. Surtout lorsqu’elles atteignent la gloire. Elles n’ont jamais connu la galère. Elles n’ont pas grandi dans un quartier mal famé. Elles ont grandi en ville, dans le luxe. Elles ne mangent pas les légumes de chez nous. Le steak et autres gourmandises d’ailleurs ravissent leur palais. Elles sont allergiques à la pulpe de noix de palme. Elles ne parlent pas leur langue maternelle. Elles ne connaissent que le français et l’anglais. Leur village, elles ne connaissent pas la route qui y mène. Elles deviennent amnésiques si vous leur demandez son nom. Pour elles, cette image est plus valorisante. Elles fuient leur passé comme poursuivies par Jack l’éventreur.

Les X-Maleya, réveillez-les à toute heure de la nuit, à toute heure de la journée, prenez-les de travers, par surprise, ils vous parleront de leur parcours avec les mêmes mots. Roger, Auguste, Haïs n’ont pas honte de ce qu’ils ont été. Ils ne renient pas leurs modestes origines. Ils vous raconteront, en y mettant du sel, leurs péripéties d’ados. A moins qu’ils n’aient bien huilé leur machine…On pourrait dire non.

 

Roger Samnig, fils d'enseignants

 

Par surprise, en effet, nous débarquons à leurs domiciles cet après-midi ensoleillé du dimanche 13 juillet 2014. C’est une exclusivité pour un magazine d’ailleurs. Ils nous l’indiquent : «Jamais, nous n’avons ouvert cette partie intime de notre vie à un journal. Souvent, les interviews, nous les faisons dans les lieux publics», assurent-ils. Roger François Samnig est le premier à ouvrir les portes de sa résidence, à Ekounou. Ce n’est pas ternissure pour lui d’habiter encore chez maman. Il a son studio juste à côté de la maison familiale. Casquette vissée sur le crâne, maillot du Barça couvrant son torse sur un pantalon bleu marine, il nous accueille avec un large sourire. Il est relax, comme d’habitude. Sans complications, il se livrera, donnant des détails qu’il gardait jalousement jusqu’ici. Son enfance est un cocktail de crainte de Dieu, d’amour familial et de quête personnelle auprès d’un père et d’une mère enseignants. Au milieu de ses frères et sœurs (Jean Paul, Elodie, Armelle, le deuxième frère est décédé), il est un enfant sans histoire, calme, timide, peureux. «C’était un enfant obéissant. Je n’avais pas besoin de lui répéter une chose deux fois», soutient sa mère, Alice Ngo Samnig. Il débute ses études secondaires au collège évangélique de Limbamba où son père, Jean Tang,  était enseignant, et sa mère censeur. Là, il découvre Dieu, la musique, la fraternité. Ensuite, le lycée de Biyem-Assi, ceux de Mendong et d’Ekounou l’accueilleront pour le deuxième cycle. Un deuxième cycle qu’il achève là où il a commencé au collège évangélique de Libamba. Son bac en poche, il s’inscrit en faculté de lettres bilingues à l’université de Yaoundé I. Trois ans plus tard, le virus de la musique contacté durant ses années du secondaire devient plus virulent. Il plaque tout. Entre temps, sa mère lui aura enlevé toute envie de faire du foot un métier. «Je jouais dans l’équipe du Mineduc (ancienne appellation du ministère de l’éducation).  Vient le moment où je devais signer un contrat officiel dans cette équipe. Etant mineur, je ne pouvais pas le faire. Quand je suis revenu avec le contrat à la maison, ma mère m’a bastonné ce jour-là. Du coup, mon envie a baissé», avoue-t-il. Pour son choix de faire de la musique, elle s’opposera fermement également. Son souci, nous confie-t-elle, était de lui assurer une stabilité professionnelle, dans le contexte de cette époque où les artistes étaient considérés comme des ratés. «Tout ce que je lui ai dit, c’est de bien faire son travail ». Aujourd’hui, elle est la première admiratrice de son rejeton et de ses amis. «Je dis merci à mes parents de m’avoir appris une chose essentielle, que je mets en application aujourd’hui, c’est la crainte de Dieu. Dieu est au centre de tout. C’est lui qui donne, c’est lui qui reprend. Lorsqu’on le sait, on évite de faire certaines choses. Ma mère me rappelle chaque fois que : «Dieu doit guider tes pas et tu dois faire le bien au maximum chaque fois que tu en as l’occasion», conclut le fils ému.

 Entre monts et vallées...

 

Haiss, le "Blanc" du boys band

 

Si Roger a baigné dans une belle ambiance familiale, Haïs Zaiter, lui, a connu une enfance solitaire. Et c’est seul, devant son écran de télévision, que nous le retrouvons à son appartement au quartier Elig-Essono vers 16h. Il est un peu malade. Un poisson braisé, mangé la veille, a provoqué un «tsunami» dans son ventre. Ses traits son tirés. Timide comme d’habitude, lui aussi, il se confie sans tabous, avec un humour subtil. «J’ai toujours été un enfant qui aimait rester à la maison, devant sa console, devant son ordinateur. Toujours tout seul. J’aimais beaucoup m’évader dans le monde virtuel qui a créé cette nature très calme, timide que j’ai. C’était un peu une manière pour moi de fuir le monde dans lequel j’évoluais. Je n’avais vraiment pas le choix, parce qu’à cette époque-là, j’étais fils unique. Ma mère était hôtesse de l’air. Elle n’était presque jamais à la maison. Donc, je faisais tout à la maison. Je faisais la cuisine moi-même. Après l’école, je me mettais dans les jeux-vidéos, la télé, les dessins animés. Jusqu’à présent, j’adore les dessins animés», avoue-t-il. Malgré cette morosité, il ne craque pas. Après des études au Koweït achevées ici au Cameroun, le fils de Chantal se perfectionne en maintenance informatique. Lui aussi lâchera tout pour les notes en harmonie. L’échange avec nous est franc, sincère. Parfois, une onde de tristesse balaie son regard quand il évoque ces souvenirs. Il a dû puiser dans ses tripes pour avancer dans la vie. Croire en soi, une philosophie qu’il défend. Le pouvoir de l’amour, une autre qu’il emprunte volontiers à Michael Jackson, l’un de ses modèles. D’ailleurs, il le partage avec ses deux amis. Resté orphelin après le décès de sa mère, Marthe Nyondog le prendra sous son aile. Le temps passe si vite qu’on ne le voit pas s’égrainer. Le rendez-vous chez Auguste est annulé. Il se fait un peu tard.

 

Trois garçons dans le vent

 

Avec ces révélations bouleversantes, nous le quittons la gorge nouée. Ce n’était rien de comparable aux confidences d’Auguste Rim. La presse leur reproche tous les deux de ne pas assez s’exprimer dans les interviews. Tout sourire aussi, il nous accueille le lundi 14 juillet matin dans son studio aménagé et décoré avec goût… par ses soins au quartier Omnisports. «Avec ça, est-ce que j’ai encore besoin d’une femme?!», ironise-t-il de son humour caustique.  A le voir ainsi installé, on a de la peine à croire ce qu’on apprend par la suite. Renié, le sixième enfant d’André Rim et Marthe Ngo Bea, employée de banque, a été rejeté par un être cher, pour avoir choisi de faire la musique. Quelle douleur pour ce fils de militaire docile, obéissant, pas idiot à l’école. Un homme, ça serre les dents et ça avance. Il en prend conscience. On comprend son attitude réservée. Heureusement, sur son chemin, la providence lui envoie Marthe Nyondog, qui le couve.

 

Auguste Rim fils de gendarme

 

Pourtant, son enfance n’a pas été si terrible. Certes son feu père André Rim, commandant de légion de gendarmerie, était très strict et rigoureux. «Quand vous êtes entouré de ce genre de personne, vous n’avez qu’à être sage, rangé», confie-t-il. Mais il a bénéficié d’une bonne éducation. A l’inverse, il développe un repli sur soi. «Enfant, je n’ai pas eu l’habitude de prendre les devants, d’être la locomotive», précise celui qui voulait devenir expert-comptable ou gynécologue.

Au gré des affectations paternelles, il sillonne Douala, puis Yaoundé. Il fait ses études primaires au camp Mbopi, à l’école publique d’Essos. Puis, va au lycée de Biyem-Assi où il rencontre Roger François Samnig. Vous devez certainement vous demander comment naît la passion de la musique dans un tel contexte ? «Avec l’âge, les parents deviennent plus souples. En fait, j’ai suivi mes grands frères. Francis, l’un deux, dansait avec Kris Badd. Chaque fois qu’il passait à la télé, mes camarades me disaient qu’ils l’ont vu à la télé. Un soir, mon frère m’a dit que si je suis intéressé, je peux me joindre à eux. C’est comme ça que je débute. Après le bac, je n’en pouvais plus, ça sonnait dans ma tête. J’ai arrêté.»

 Trois destins se croisent et s’unissent

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Si on était au cinéma, on pourrait intituler leur film : «le bad boy, le charmeur et le mystérieux», dixit Haïs. Mais ce ne serait qu’une infime partie de ces trois potes. Une infime partie de leur personnalité. Car, s’ils sont différents, ils se ressemblent en trois points : l’humilité, la simplicité, la crainte de Dieu. A ces piliers se greffent le respect d’autrui, la bonne humeur et l’amour du travail bien fait. On pourrait les appeller les «frères siamois», tant ils ont des atomes crochus. La galère, ils ont connu. Raison pour laquelle aucun d’eux ne se laissent impressionner par la gloire du moment. Zen, ils sont devant la frénésie actuelle. Ils font preuve d’une grande maturité d’esprit. Avec leur prochain concert à l’Olympia, ils ont atteint un nouveau palier. Sur cet échelon, ils veulent confirmer. Depuis le mois de mars, ils répètent (musique, chanson, chorégraphie, scénographie) tous les lundis et mardis dans un endroit tenu secret à Yaoundé. Des techniciens de la mythique salle de spectacle font des descentes au Cameroun. «C’est très sérieux, professionnel. Le spectacle doit répondre à tous les critères de qualité. Mais, nous travaillons sans pression, dans la bonne humeur comme toujours», assure Roger. Pour cette équipée, ils ont repris Ruben Binam Bikoï, le premier à avoir perçu leur talent, à avoir senti leur énergie.

 

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Après ce gros projet, les auteurs de quatre (cinq depuis janvier 2015) albums comptent ouvrir deux boutiques de leurs accessoires de mode à Yaoundé et Douala avant la fin d’année. Mais avant, à leurs fans camerounais, ils offriront deux spectacles sous le modèle de l’Olympia. Une manière de leur témoigner leur gratitude, leur affection. Sans eux, l’aventure commencée au lycée de Biyem-Assi dans les années 90 n’aura pas été aussi belle. Ils espèrent la fin heureuse. Quoique Roger veuille plus tard arrêter le chant et se consacrer à des études supérieures en management culturel. L’année prochaine, il s’inscrira dans une école spécialisée à Lille, en France. Peut-être deviendra-t-il le prochain producteur des X-Maleya.

G-Laurentine EYEBE ASSIGA

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18 septembre 2017

Charlotte Dipanda

«Je me positionne comme une femme

qui a un devoir envers la société»

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Il y a une sorte de magnétisme qui se dégage quand elle entonne une chanson. Un magnétisme presque envoûtant. On se sent transporté par les notes langoureuses qu’elle distille au long des titres de ses trois albums : «Mispa» [2009], «Dube L’Am» [2011] et «Massa» [2015]. Elle se donne entièrement dans ces chansons, parfois inspirées de son vécu. Ayant interrompu les études en classe de seconde, Charlotte Dipanda s’est alors entièrement consacrée à la musique. Elle a répondu à cet appel intérieur qui la tiraillait depuis ses premières années d’adolescence. Consciente et soucieuse d’accomplir une mission presque divine, elle s’est imposée un rythme de travail draconien. A 32 ans, Charlotte Dipanda cueille les fruits de son talent soutenu par un travail acharné. Un talent que la coach de The Voice Afrique francophonefructifie au fil des ans. Un talent aujourd’hui récompensé au Cameroun, en Afrique et même en dehors. C’est une jeune femme épanouie aujourd’hui et une maman heureuse. Le 10 septembre 2016, elle faisait salle comble à la mythique salle de l'Olympia de Paris. Pour commémorer ce magnifique moment qu'elle avait partagé avec Ben Decca, Sanzy Viany et Kareyce Fotso, nous publions cette interview qu'elle nous a accordée. Elle y dévoile la profondeur de son âme, ses aspirations et ses secrets de réussite.

Entretien mené par : G-Laurentine EYEBE ASSIGA.

10 septembre 2016 à l'Olympia, une date mémorable

Tu es devenue un symbole de réussite de la femme au Cameroun. Beaucoup de jeunes s'identifient à toi... Quelle est votre réaction à ce sujet?

(Sérieuse). C'est une responsabilité très lourde à porter. Mais, je pense que c'est un détail que j'ai désormais intégré. J'aimerais pouvoir m'en inspirer pour leur donner toujours envie de faire ce métier avec la même passion, la même vision et la même perfection que j'ai. C'est vraiment un état d'esprit, une démarche particulière que j'ai. Je dis souvent que quand on est aimé au Cameroun, on peut être aimé partout ailleurs. Car, le public camerounais est assez atypique. Et quand il adopte un artiste, ça veut dire qu'il y a véritablement matière à étendre son savoir-faire au-delà des frontières du Cameroun.

Au sein de la jeune génération d'artistes, tu as eu un coup de cœur pour Lab'l...

(Rire). Oui, effectivement. Tout le monde le sait désormais. C'est vrai que le coup de cœur est récent. Sa chanson «Ma ve wa ngan» ne me laisse pas indifférente. Elle a un gros potentiel. Pour moi, c'est une jeune pousse prometteuse. C'est une voix qui m'a apportée extrêmement de bonheur. C'est avec plaisir que j'ai partagé les scènes que j'ai eu à faire avec elle. Je lui souhaite de grandir d'avantage, d'avoir la force et l'énergie nécessaires pour y arriver. Je sais qu'elle en a les capacités.

Il y a également Dynastie Le Tigre. Tu as fait une sorte de chorégraphie sur sa chanson «Joue-moi les medjang»... La vidéo a été partagée sur les réseaux sociaux.

Dynastie Le Tigre est artiste qui a beaucoup de talent. J’apprécie beaucoup son travail. L'histoire de cette vidéo est que je revenais d'un travail en studio. J'ai voulu décompresser et j'ai jeté mon dévolu sur ce titre-là. Je ne savais pas qu'il en était l'auteur en l'instant. C'est plus tard que je l'ai su. J’adore ce genre de musique. Elle te sort de la torpeur et te ramène à tes racines, à ta culture.

Depuis la sortie de votre premier album «Mispa», ta notoriété ne cesse de grandir. Aujourd’hui avec «Massa», c’est presque l’hystérie. Chacun de tes spectacles draine du monde. Quel est le secret de Charlotte?

(Excitée). Le travail, la discipline, le sérieux. Je ne badine pas avec mon métier. Je m'impose une rigueur de vie, une façon de faire qui aboutit à proposer quelque chose de qualité au public. Je travaille avec une équipe de professionnels et je m’entoure des meilleurs pour donner le meilleur de moi-même. Le public doit être respecté. Il ne faut pas lui servir n'importe quoi. J'ai une réputation, un nom à défendre. La jeunesse me considère comme un modèle. Chaque chanson que je compose a ce détail en toile de fond. La discipline et la rigueur dans le travail sont importantes, si on veut avoir une longue durée de vie dans notre métier.

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Pour commémorer la Journée internationale de la femme (Jif) 2016, Baileys t’a offerte comme modèle à son public. A titre personnel, te sens-tu interpeller par la Jif ?

(Animée). Je me sens femme et particulièrement interpellée par cette journée. Je la célèbre chaque jour dans ce que je fais. Tous les jours, je me positionne comme une femme qui a un devoir envers la société dans laquelle elle vit. A chaque fois, j'essaye de poser une action qui contribue à l'épanouissement de la femme dans mon pays, dans mon continent. Mon rêve le plus absolu serait que les femmes, à travers le monde, et particulièrement en Afrique et au Cameroun, puissent transformer le 8 mars non en un jour de fête uniquement, mais en un jour au cours duquel chacune de nous va mener une action forte. Certes, on va «soulever les kabas», mais ce sera en fin de journée. On devrait capitaliser cette journée qui a vingt-quatre heures. On devrait se dire dès le matin : «je vais aller voir les détenus à la prison. Je vais aller dans un orphelinat. Je vais mieux méditer sur mon rôle de mère de famille». Pour moi, plus on aura des actions fortes, mieux nos petites sœurs trouveront une société où nous, les aînées, avions posé des jalons sur lesquels elles peuvent prendre leur source.

L’on reproche souvent aux femmes d’être friandes d’assistanat, de ne pas assez revendiquer. Que leur dirais-tu pour les motiver ?

(Sérieuse). Les femmes, sachez que c'est vous qui gérez le monde. C'est grâce à vous que le monde existe. Vous donnez la vie. Il faut agir et ne pas rester dans une position attentiste. Ne croisez pas les bras en attendant qu'on vous donne le pouvoir. On ne vous le donnera jamais. Il faut l'arracher. Il faut poser des actions fortes.

Tu es toi-même une mère de famille. Tu as un fils, Jadi, un adolescent, pourtant, tu passes ta vie maintenant entre deux avions...

(Rire). Ce sont les conséquences du travail de qualité que je fournis, je vais faire comment? Plus sérieusement, je m'organise pour que mon absence ne pèse pas trop sur lui. Nous avons une relation fusionnelle. Quand je suis là, je joue mon rôle de maman à fond. Mes absences ne sont que physiques, car, je garde toujours le contact avec lui. Je ne me considère pas comme une maman toujours partie. J'organise mon temps et il a toute sa place.

Avec Jadi son fils

Je vais reprendre l’expression d’un de tes fans à la fin du concert du 5 mars 2016 : «Charlotte, vous êtes irrésistible. Vous nous procurez un bonheur fou». Tu n’es pas encore mariée. Comment gères-tu tous ces admirateurs qui se pâment en te voyant ?

(Sourire). Je sais qu’il y a des admirateurs. Mais j’essaye d’établir une barrière. Lorsque l’un d’eux insiste trop, je le remets tout simplement à sa place. Car, dans mon cœur, il n’y a plus de place disponible. Il y en a que pour mon homme. Je suis fidèle et j’y tiens. Alors, je ne mélange pas les choses.

Ton look, devenu plus glamour et un tantinet aguicheur, ne les exciterait pas un peu ?

(Sourire). J’affiche ma féminité. Je me sens femme. Je suis épanouie.

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Ta voix est douce, un peu envoûtante. Tu as toujours le sourire. Certains te décrivent comme espiègle, rigolote qu’on se demande s’il t’arrive de te mettre en colère ?

Je suis émotive. Je ne sais pas me mettre en colère. Je préfère, en ces moments-là, me renfermer. Ainsi, la personne sait qu’elle m’a choquée et que ça ne va pas.

Une année 2015 couronnée de succès et de distinction. Triple récompense aux Afrima Awards à Lagos en décembre, pour la première fois. On peut dire que tu es comblée. De quoi rêves-tu encore?

(Posée). Je rêve d'un monde meilleur. Je rêve que la paix revienne à l'Extrême-Nord du Cameroun. Cette situation vient un peu gâcher la joie qu'on a de ramener des trophées à la maison. J'espère que le bonheur que les artistes apportent aux cœurs des gens, pourra aboutir à ce que la musique, un jour, soit la solution à tout.

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Un dernier mot

Je dis : «je vous love».

Nous aussi, on te "love" Chacha. A bientôt! Mmmouaaaahhhh!

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14 septembre 2017

Serena Williams

Heureuse maman d'Alexis

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La légende vivante du tennins féminin est sur un nuage depuis le 1er septembre dernier. Pour la première fois de sa vie, elle a donné naissance à un bébé. C'est une fille! Une petite métisse qu'elle a prénomée Alexis Olympia. La première du nom des Ohanian, son fiancé. Comme dans les contes de fées made in Harlequin, la fillette porte le patronyme de son père. Il l'a même affublée d'un "Jr" à la fin. Alexis Olympia Ohanian Jr pèse 3, 11kg. C'est le plus beau grand chelem remporté par sa mère, qui nage dans le bonheur.

Ah, on ne respire pas sur les réseaux sociaux. L'info sur la sweet baby fait le buzz. Serena Williams concluera l'année en beauté avec son mariage.

Que du bonheur!!! Félicitations Séréna!

G-laurentine Eyebe Assiga

 

 

 

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10 septembre 2017

New York fashion Week 2017

Kaia Gerber sur les pas de sa mère

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Elle est la petite «princesse» de Cindy Crawford. Ah, vous connaissez Cindy ? L’un des Tops models qui a enflammé les catwalks de prestige. Et voilà, que la planète mode découvre sa fille Kaia, juste 16 ans, jeudi 7 septembre lors du défilé Calvin Klein. Qu’est-ce qu’elle ressemble à maman !!! Mais rassurez-vous, la petite ne veut pas trop profiter de l’influence de «mum» pour développer sa carrière de mannequin. Kaia Gerber veut voler de ses propres ailes, réussir par ses propres moyens. Etre «fille de» est parfois un peu rabaissant. Même si maman voudrait bien…Mais, c’est synonyme de manque d’efforts.

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Vous comprenez mieux pourquoi la planète mode s’est enflammée jeudi lors de son «premier» passage sur le catwalk. Quoiqu’elle soit déjà égérie de grandes marques comme Marc Jacobs ou pose pour Vogue,  le «sosie de sa mère» a fait sensation. Un bon «after» pour son anniversaire fêté le 3 septembre. Nous n’allons pas bouder notre plaisir de dire : «Et voiciiiiii, la nouvelllleeee Ciiiiinnnnnddddyyyyy Crawwwfffooorrrddd!!!!» Allez à bientôt !

G-Laurentine Eyebe Assiga

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07 septembre 2017

Gastronomie

Que mangent les stars Kamers?

Déjà le week-end! Dans nos habitudes camerounaises, les légumes sont au menu : kpem, sanga, okok, zom. Des recettes auxquelles on associe le bouillon de viande de boeuf, de pattes de boeuf ou de queue de boeuf. Sur la table de nos célébrités, qu'y a-t-il? Zoom.

Valérie Ayena, top model international

 

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Locko, chanteur

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Dynastie Le Tigre, chanteur

 

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Blanche Bana, actrice et productrice de cinéma

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Kareyce Fotso, chanteuse

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La suite, vendredi prochain. Bon week-end... gourmand!

G-laurentine Eyebe Assiga

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06 septembre 2017

Daphné

Des effluves amoureuses à la Sanza

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Demain jeudi 7 septembre 2017, la chanteuse prestera dans la boîte de nuit du quartier Elig-Essono, à Yaoundé, à partir de 22h. Les petits plats sont mis dans les grands par Honoré et son équipe pour que son passage soit des plus mémorables. Son manager, Pearl Louma, nous assure que ce sera du grand show. Mais qui est-elle ? Pourquoi tant de buzz autour d’elle ?

Extrait du clip viédo de "Calée"

Daphné, c’est un bout de femme, charmante et charmeuse. Teint ébène, regard séducteur, la jeune chanteuse de 27 ans est «canon». Ses courbes généreuses affolent plus d’un admirateur. Certaines femmes lui envient même son sexappeal. Un tantinet coquine Daphné ?

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En tout cas, ses chansons câlines le suggèrent. La dernière en date, dans le backs depuis fin mars, est un véritable succès. «Calée», une mélodie d’amour reprise en boucle en ce moment dans les manifestations nuptiales. C’est presque devenu un hymne pour les mariées. A l’ouverture du bal, elle est servie. Les coins d’ambiance la diffusent autant. La vidéo est quasi incitative. Ce qui lui vaut aujourd’hui plus de 6,5 millions de vues sur Youtube.

Avec son manager Pearl Louma

Née Daphné Njié, c’est d’ailleurs et surtout un talent brut. La chanteuse affiche un parcours prometteur. Son fort potentiel, mis en musique par le beatmaker Salatiel, lui vaut d’être l’artiste du moment dont s’arrachent les promoteurs événementiels autant au Cameroun qu’en Afrique. Daphné, c’est une carrière de quelques années sanctionnées par des prix à l’international. L’année dernière, elle a remporté le trophée de l’artiste féminin d’Afrique centrale aux Afrima music awards. Elle a devancé son aînée Charlotte Dipanda. La force de la native de Buea (région du Sud-Ouest) réside aussi dans ses collaborations. Elle puise l’expérience auprès des «grands». A l'instar de ben Decca avec qui elle a réalisé un featuring. Ils chantent en duo "Ndolo", un tire de son album "Reflection".

Quel regard?!!!!

Daphné, c’est enfin une personne sympathique, authentique, unique.

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G-Laurentine Eyebe Assiga

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04 septembre 2017

Blanche Bailly

Un look qui en jette

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Elles sont audiacieuses. Elles en veulent. Elles osent. Elles, ce sont les étoiles montantes de l'urban pop camerounaise. Elles débarquent et marquent les esprits. Par leur musique et leur style. Démarrons notre voyage au coeur des dressings de nos starlettes de la chanson par Blanche Bailly.

 

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En cette année 2017, elle est entrée en force dans l'univers musical camerounais. Avec le titre "Mimbayeur" qu'elle chante en duo avec Mink's, la jeune femme a défrayé la chronique dès la sortie du clip le 5 mai. Ce que le public a vite remarqué ce sont ses formes pulpeuses et ce baiser goulu qu'elle échange avec son binome. Le clip a déjà atteint les 2 millions de vues sur Youtube...

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"Une vraie Africaine", dira un fan. Des formes charnues qu'elle enveloppe dans des vêtements "so hot", électrisant les plus sages des hommes. Elle est "caliente"!

 

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Blanche Bailly a su faire d'un défaut un atout. Les "grosses" éprouvent souvent d'énormes complexes devant les critères de beauté érigés par les experts de la mode. D'ailleurs, la belle "brune" a été critiquée pour l'envergure de son postérieur. Il est désormais une "arme" de séduction massive. Bien galbé dans du lycra sous diverses coupes:  pantalon, robe, shorty. Sur Instagram, elle affole les internautes. Certains la présente comme la Niki Minaj du Cameroun. Sauf qu'elle au moins, elle n'est pas passée par le bistouri. "Tout est naturel".

 

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Blanche Bailly, une ronde décomplexée qui ose tout.

 

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En tout cas, nous, à Amazingworld237, on adore son audace et son originalité. Ma-gni-faï-que! (magnifique) comme dirait la Cordula.

G-laurentine Eyebe Assiga

 

 

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31 août 2017

Ashley Stéphanie

Welcome back home!

La chanteuse d'Afro-pop, ancien membre du Girl Band Spanish Girl, est au Cameroun. Elle y restera trois mois. La bimbo a donné une conférence de presse ce jour dans le prestigieux 4 étoiles des hauteurs de Yaoundé, le Mont Fébé. La crème de la presse culturelle a répondu massivement présent à cet échange.

 

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A 35 ans, Ashley Stéphanie a pris conscience de l'importance de valoriser la culture camerounaise et son identité. Citoyenne du monde, elle a ressenti le besoin de mettre en lumière cette richesse du patrimoine de son pays.

Avec sa team

Originaire du Sud-Ouest, elle vit entre le Nigéria, la Grande Bretagne et l'Espagne. Ami du chanteur Nigérian Davido, la belle au corps parfait est une grande rêveuse. Elle rêve d'une industrie musicale camerounaise forte et compétitive. "Pendant mon séjour, je ferai une tournée, je rencontrerai d'autres artistes confirmés ou pas, je ferais également de la prospection pour de nouveaux talents. Pour ce dernier volet, je compte lancer les activités de ma fondation. Je voudrais que pendant ces trois mois, les projecteurs de l'industrie soient braqués sur mon pays", a-t-elle confié à notre micro.

 

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Ashley a tenu à préciser qu'elle est 100% camerounaise. Une réponse aux multiples fans qui la considèrent comme une américaine ou une nigériane. Certains estiment qu'elle ressemble un peu trop à Beyonce. Chose qui la ravit d'ailleurs. Puisque l'épouse Jay-Z est une artiste qu'elle apprécie beaucoup.

Nous reviendrons sur cette actualité.

G-Laurentine EYEBE ASSIGA

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23 août 2017

Look de temps de pluie

Gardez le style sous l'imper

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Il fait un temps de chien ! La pluie se fait très envahissante depuis quelques semaines. L’impertinence de dame nature ne devrait pas faire perdre le goût de l’élégance. Une bonne fashionnista s’adapte. D’ailleurs, il y a une pièce imparable contre la pluie : l’imperméable. Autrement appelée trench coat, la veste longue a quitté les tranchées militaires pour les vestiaires masculins et les dressings des femmes. Vous l’avez compris, la pièce est mixte. De ton uni au départ (première guerre mondiale), il a pris des motifs imprimés avec l’audace de certaines maisons de couture comme Burberry. Naomi Campbell, célèbre top model, craque pour cette version-là.

 

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Sous le manteau, il ne faut pas négliger sa mise.  Au contraire ! Le Trench coat n’est pas un ennemi du glamour ou de l’élégance raffinée. Votre trois pièces s’y associe parfaitement messieurs adeptes de Sartoria comme Defustel Ndjonko.

 

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Mesdames, une robe ou un tailleur chic fait très bon ménage avec le trench coat. Si vous aimez le look simpliste, surtout les week-ends, un col roulé sur un jean ou un pantalon fluide et des bottes sont indiqués.

Surtout, n’oubliez pas l’écharpe en soie, en coton ou en laine et le parapluie.

G-Laurentine Eyebe Assiga

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22 juillet 2017

Carnet Rose

Stéphanie et Roger Milla

Sublimes noces d'étain

 

 

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Le couple a renouvélé ses voeux d'amour et de fidélite ce jour en la chapelle St Esprit de Yaoundé. Devant un parterre d'invités people.

 

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Des instants très glamour et romantiques. La fête continue ce soir, dès 20h, à la salle des banquets de la Croix Rouge Camerounaise.

Toutes nos félicitations aux mariés!

 

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28 juin 2017

Diaspora

Les Camerounais de Cannes

Une vie d'audace

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Au moment où s'est achevé le forum de la diaspora camerounaise le 30 juin 2017 au palais des Congrès de Yaoundé, j'ai voulu partager un article que j'ai rédigé en 2014 sur la communauté camerounaise de Cannes. Je suis allée toucher du doigt leur réalité et recueillir leurs suggestions pour le développement du pays. Voici leur histoire.

Ils vivent dans la cité balnéaire du Sud de la France depuis plusieurs décennies. Venus tirer leur épingle du jeu du succès de la localité et avoir une vie dorée. Ils ont, chacun, connu des fortunes diverses. Mais une seule chose est restée constante en eux : l’amour de leur patrie, le Cameroun.

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Mus par une même envie, ils ont fait le déplacement du Village du festival de Cannes. En ce 20 mai 2014, l’émotion se lit sur leurs visages, lorsqu’ils franchissent la baie vitrée du pavillon du Cameroun. La brise fraîche de cette fin d’après-midi ne freine pas leur motivation. Aujourd’hui, ensemble, ils sont venus célébrer la fête de l’Unité, autour de Justin Tousside, l’initiateur de l’idée, de tous les «frères» venus prendre part à la 67è édition du festival de Cannes. La délégation des compatriotes de Nice est présente. Miss Cameroun France est là. Des amis journalistes et cinéastes (Moussa Touré, réalisateur sénégalais, Keita, réalisatrice malienne) ont été conviés aux festivités. Un bonus pour tout ce beau monde : la présence du chef de département cinématographie, au ministère des Arts et de la Culture, Joseph Lobé [aujourd’hui appelé à d’autres fonctions au Mintad, Ndlr], à qui échoira la responsabilité de prononcer le discours de circonstance. Le toast est levé. Le champagne coule à flots. Sur la table, les mouchoirs portent les couleurs du pays. Des mets du terroir agrémentent les palais. On déguste tout dans la bonne humeur. La chaleur des retrouvailles est perceptible chez ceux qui se sont perdus de vue depuis un bon moment. «Ah tu es là Annette ?! Tu vas bien ? Qu’est-ce que tu deviens ?», s’enquiert Pauline, la cinquantaine, en voyant arriver la jeune dame. Justement, elle est doublement heureuse en ce jour, Annette. Ce matin, elle a décroché son diplôme d’aide-soignante. Avec ses fils David et Ruben, elle a décidé de le célébrer dignement. La joie est donc au-rendez-vous pour tous.

Sur ce bout de pavillon, enveloppés par l’air marin, les «Kamers» ont l’impression d’être au pays. Certains discutent en langues bassa, bulu. D’autres s’essayent au «camfranglais» [argot local, Ndlr]. Chose curieuse, leur accent n’a pas pris une ride.

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La solidarité comme socle

Marie, résidant à Cannes depuis trois décennies est heureuse de nous annoncer qu’elle n’a d’ailleurs pas changé de nationalité, pour garder son authenticité et son attachement à sa chère patrie. A Cannes, elle gagne bien sa vie comme le reste des compatriotes. Des compatriotes qui exercent dans les domaines culturels, médicaux, et de restauration. Olivia Ervi, fashion Designer, fait la fierté de la communauté. Avec son audace de venir tutoyer les grands noms de la haute couture qui ont des enseignes sur la Croisette, elle a montré «qu’impossible n’est pas camerounais». Ses créations, ici, font l’unanimité en termes de qualité. Beaucoup regrettent son absence à la fête à cause du cancer qui la frappe. Un autre camerounais qui suscite de l’admiration de ce côté, c’est Basile Eitel Ngangue, le président du festival du film panafricain de Cannes.

La communauté camerounaise de Cannes est constituée d’une cinquantaine de membres. Nous n’avons pas pu obtenir des statistiques exactes parce que certains préfèrent faire cavaliers seuls. Ce qui chagrine assez la présidente de l’Association  de solidarité du Cameroun de la Côte d’Azur (Asocca). Néanmoins, le petit noyau formé se montre solidaire dans la tristesse comme dans la joie. Il participe à des projets sociaux et humanitaires (scolarisation de la jeune fille, construction de forages dans certains villages) au pays.

Mais pourquoi ont-ils choisi de mettre pied à terre sur la Croisette ? La majorité explique que le climat a été un élément décisif. Il fait beau toute l’année, un peu comme au pays. Ensuite, la notoriété de la ville où le business est florissant. Quand on est brave, à Cannes, on trouve son compte. La bravoure est la qualité qui manque le moins aux Kamers d’ici.

G-Laurentine Eyebe Assiga, à Cannes

 

ZOOM

Basile Eitel Ngangue

Le Suquetant prince de Deïdo

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Résidant le Suquet, il a réussi à s’intégrer et préside depuis onze ans aux destinées du Festival du film panafricain de Cannes.

15 ans. C’est le temps qu’il a mis à Cannes. Quinze longues années. Des années difficiles, mais palpitantes. Palpitantes par l’accueil qu’il a reçu dans cette contrée qu’était Cannes à l’époque. Sans son effervescence d’aujourd’hui. Et c’est dans le Suquet, alors petit village, voisin de la Croisette (à 3mn à pieds) qu’il a posé ses valises. Des années palpitantes aussi par sa passion qu’il a réussie à vivre ici, pleinement : le cinéma. «Je suis dans un monde ouvert, dynamique. C’est un endroit où on a envie de créer, de faire des choses. Mais, je n’ai pas oublié mes origines. Je suis riche de cette Afrique qui m’a vu naître. Cette énergie spirituelle ne me quitte pas, même si je me considère comme un citoyen du monde. Dans le cinéma, il faut être créatif. Depuis 2004, j’ai lancé le festival du film panafricain de Cannes et j’ai vu le travail de la nouvelle génération de réalisateurs. Ils font le cinéma qu’ils aiment sans complexe, dans une totale liberté. L’Afrique a son mot à dire dans le 7è art», confie-t-il.

Panafricaniste engagé, il ne renie pas son métissage culturel. Le festival qu’il dirige, en plus de l’association Nord-Sud Développement créée en 2006, lui permet de garder les pieds dans l’énergie africaine. Une Afrique, berceau de l’humanité, qui ne peut éclore, selon lui, que si tous ses fils ont un même cœur. A Cannes, il garde ce continent et toute la race noire dans les mémoires à travers son festival rendu à sa 11è édition cette année.

Au Suquet, où il réside, Basile Eitel Ngangue a conservé les valeurs du partage, de la solidarité, de la communion reçu de ses ancêtres Deïdo. Ces valeurs l’aident à assumer ses fonctions de président de l’association  village du Suquet [équivalent à chef de quartier, Ndlr]. «Lorsque je suis arrivé à Cannes, j’ai rencontré Mme Michèle, qui est pour moi ma mère adoptive. Les gens s’apprécient dans ce village-là. Chez nous, on ne peut pas mourir de solitude. Lorsqu’on sort le matin, on croise quelqu’un qui vous dira bonjour. Il y a des voisins qui se parlent et qui se rendent service… Bref, il y a toutes les petites émotions qu’on a dans un village». Ici, il est heureux. Sans quitter ses vêtements blancs, comme pour constamment attirer l’énergie positive, la lumière en lui. Très spirit, Basile, la cinquantaine entamée, dreadlocks sur la tête, sait que l’état d’esprit, la volonté, sont des catalyseurs puissants pour transformer son environnement.

G-Laurentine Eyebe Assiga, à Cannes

 

Leur avis

 Annette Moussengue Bagal, aide-soignante

Annette

«Je réussis à m’en sortir»

«Je suis en France depuis 1999. Je suis maman de deux enfants, David, 5 ans, et Ruben, 3 ans. En venant ici, mon père m’a dit quelque chose qui me sert encore aujourd’hui comme ligne directrice : «On sait d’où on vient. On sait où on va. Mais, on ne sait pas ce qui nous attend». Ma mère vit à Paris avec ma sœur Aurelienne. Ici, à Cannes, je suis seule. Nous, Camerounais, la solidarité nous manque souvent. Parfois, certains compatriotes n’hésitent pas à casser du sucre sur le dos des autres. Néanmoins, l’éducation reçue de mes parents, qui m’ont enseigné l’honnêteté, la justice, me permet de vivre ici sans envier les gens. Je me contente de ce que je reçois. Je n’ai pas fait de grandes études. J’ai compris en arrivant ici que j’étais dyslexique. J’ai commencé à travailler dans une maison de retraite où j’ai rencontré le père de mes enfants. Il était juif et médecin. Il m’a demandé de me convertir dans sa religion si je voulais faire ma vie avec lui. Je n’ai pas accepté. Il m’a fallu me résoudre à me prendre totalement en charge. J’ai bénéficié de l’appui des amis centrafricains pour trouver un logement. Je n’ai pas baissé les bras. J’ai entamé une formation d’aide-soignante qui vient de se solder par un diplôme. Je réussis à m’en sortir.»

 

Mary, présidente commission sociale de l’Asocca

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«Que nos frères se fassent voir»

«Je vis à Cannes depuis 34 ans. Originaire de Bamenda, j’y suis venue toute jeune. Je venais de me marier. J’ai laissé derrière moi, ma mère, ma famille, mon beau pays, le restaurant que j’avais ouvert. J’avoue, partir a été difficile. Lorsque je suis arrivée à Cannes, je voulais rentrée, parce que mon pays me manquait. Mon mari et moi étions venus pour trois mois. Malheureusement, je suis tombée enceinte. Le séjour a été prolongé jusqu’à mon accouchement. Un autre bébé est arrivé deux ans plus tard. Du coup, nous sommes restés. Je précise que mon mari est Camerounais. L’intégration est difficile pour ceux qui n’ont pas de papiers. Raison pour laquelle, nous invitons tous nos frères à se faire connaître, à venir aux réunions, même s’ils ne versent pas le taux de cotisation exigé. Notre souci est de venir en aide à tous les Camerounais de la Côte d’Azur.»

 

 

Ngo Nyounai, co-fondatrice de l’Asocca

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«Nous travaillons tous pour le Cameroun»

«Je dis aux frères, unissons-nous. Nous travaillons tous pour le Cameroun. A plusieurs, on peut beaucoup. L’union fait la force. Cela contribuera à avoir une communauté plus dense, plus dynamique et pourra nous permettre de mieux établir les doléances que l’on peut présenter à certains donateurs pour la réalisation des projets ici et au pays. En 2012, par exemple, nous avons fait des repas de bienfaisance, offerts aux populations, lors des inondations qui ont frappé le Nord du pays. On a délégué Mme Nicole Messi qui est allée remettre l’aide. Elle était accompagnée du préfet de Garoua de l’époque. On est également venu en aide aux élèves de Bipindi. On a acheté des livres, des cahiers et des sacs et nous avons donné de l’argent. Nous avons eu à rapatrier beaucoup de personnes décédées.  On ne restera jamais insensibles aux problèmes des Camerounais. Tant que nous pourrons aider, nous le ferons toujours.»

Propos recueillis par G-L.E.A, à Cannes

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