Série : Ces grands événements qui ont marqué l'année

Le jury du 70è festival de Cannes

Clôturons 2017 en jettant un coup d'oeil appuyé sur le retroviseur. Revivons ces grands moments culturels qui ont gravé leurs empreintes sur la pierre 2017.

1. 70 ans du Festival de Cannes

Les lauréats

Une quinzaine palpitante. Excitante. Entraînante. Enivrante. Si bien que parfois, l’on ne se savait où donner de la tête. Où aller ? Que privilégier ? Partout, il y avait des stars, aussi importantes les unes que les autres. Il a fallu se faire violence. Prier le Bon Dieu de nous donner le don d’ubiquité pour être à plusieurs endroits à la fois. Entre le Red Carpet du palais des festivals et les soirées privées organisées par des icônes mondiales du 7è art et du showbiz, on avait l’embarras du choix. Il y avait des célébrités au mètre carré à Cannes cette année. Nous avons fait un tri, en prenant les plus illustres. Et ça démarre dès la cérémonie d’ouverture le 17 mai, avec le Prince de Bel Air.

La star, cétait Will Smith

 

Le comité directeur du festival de Cannes a misé juste. En invitant l’acteur et chanteur américain Will Smith comme juré de la sélection officielle présidée par l’espagnol Pedro Almodovar. Il a réussi le pari d’augmenter encore la cote de popularité de cette grand’messe du 7è art. En conférence de presse le 17 mai,  le Prince de Bel Air a annoncé les couleurs : «Je suis là pour faire le show, tout en restant sérieux». Et, il a tenu parole, lors de la première montée des marches de la quinzaine. Costume noir croisé à quatre boutons, nœud papillon sur une chemise blanc immaculé, rasé de près, italiennes vernies aux pieds, démarche élégante, il ne lui restait que la fameuse paire de solaires noirs pour qu’il serve à la Croisette en ébullition le remake de «Men in Black». Les fans sont venus en masse. Certains campant aux abords du Palais des festivals dès le début de l’après-midi. A tous, il a tenu à témoigner une marque d’attention. Le protocole a été mis aux abois par «l’afroaméricain» autoproclamé. Will Smith, excité, s’est offert à plusieurs reprises, un bain de foule. Serrant les mains, faisant la pose «selfie», signant des autographes. Aux lecteurs de Nyanga, il a envoyé un. Il a littéralement volé la vedette à Arnaud Desplechin, le réalisateur de «Les fantômes d’Ismaël» et toute l’équipe du film, pourtant à l’honneur en cette cérémonie officielle d’ouverture. Le rappeur a réussi l’exploit de faire danser Agnès Jaoui, membre du jury de cette 70è édition du festival de Cannes comme lui. L’actrice a fait le «D.A.B» en haut des marches. A la cérémonie de clôture, il a remis ça en offrant un bouquet d’hilarité au public, lorsqu’il a  imité Nicole Kidman récompensée du prix spécial 70è anniversaire.

 

 Will Smith imitant Nicole Kidman

 

Bellissima !

Monica Bellucci maîtresse des cérémonies

 

Une autre star qui a marqué les esprits, c’est Monica Bellucci. L’affolante italienne a tenu le rôle de maîtresse des cérémonies de cette édition. Ses lèvres pulpeuses, maculées de rouge cerise et ses courbes vertigineuses ont bien fait tourner des têtes. Les commentaires de certains festivaliers à son endroit alliaient sensualité et fantasmes. «J’aimerai lui mordiller les lèvres. Elles sont comme une cerise passée sur une couche de miel…», dira l’un d’eux, près de nous, lors de la cérémonie du palmarès. Dans une robe dentelée noire dessinant ses courbes, l’actrice était impériale. Son expression française teintée d’un accent italien lui donnait encore plus de charme. Et lorsqu’elle déclama ce poème sur les étoiles, beaucoup d’hommes subissaient une véritable torture. «On est tous des stars, des étoiles. Chacun sa lumière. Le festival de Cannes donne à chacun le temps de briller», clamera-t-elle, telle une cantatrice. Pour mettre fin au supplice, elle assènera : «Prenez garde à ne pas faire pleurer une femme, parce que Dieu compte ses larmes. Quand une femme donne des coups, le diable s’assoit et prend des notes». La phrase a eu l’effet d’une douche froide qui a ramené beaucoup à la réalité, devant cette beauté, à la fin, ténébreuse.

Pluies d’étoiles sur le tapis rouge

 

Riri sous les flashes des photographes

Aishwarya Rai Bachchan, du volume

Marion Cotillard impeccable

En quinze jours, il y a eupas moins de 40 séances de projections (19 films étaient en compétition officielle) avec Red CarpetLes stars ont leur réalisateur préféré. Sofia Copolla pourrait bien gagner le palme d’or d’affluence des stars pour la projection de son long métrage «Les proies», avec Nicole Kidman, Elle Fanning et Kristen Dunst dans les rôles principaux. Les célébrités se sont bousculées sur la Croisette mercredi 24 mai soir pour le regarder. Dans un décor féérique où les diamants des icônes de mode scintillaient sous les flashes des photographes, elles ont assuré. Les Anges de Vicroria’s Secret sont descendues sur ce T prestigieux avec la manière. Izabel Goulart, Doutzen Kroes, Irina Shayk, Elsa Hosk, Cindy Bruna, Jasmine Tooks, Toni Garn, toutes drapées de robes de créateurs de luxe ont fait sensation. Elsa Hosk a affolé les voyeurs en laissant découvrir ses seins… Hofit Golan s’est livrée au même exercice. Que dire de la prestation de Miss Univers, Iris Mittenaere, en robe Jean-Paul Gaultier ? Jermaine Jackson, le frère aîné du roi de la pop était là. Tout comme Jeanne Damas, Melvil Poupaud, Nastassja Kinski, Lady Victoria Hervey. L’on a également noté la présence de la nouvelle ministre des Sports du gouvernement français, Laura Flessel.

 

Pétillantes bulles !

Iris_Mitenarre_Miss_Univers__laury_thilman_au_gala

 

Aux soirées «so private», le champagne a coulé à flots. Du grand cru… de grandes réserves avec une bouteille à 20.000 euros (plus de 13 millions de Fcfa). Ça a démarré fort le 19 mai avec la soirée Chopard Space. Dans un décor de navette spatiale, au Port Canto, sur la Croisette, 600 célébrités du monde entier ont goûté à un dîner concocté par des chefs étoilés. Pour réussir cette soirée, qui s’est achevée par un dancefloor animé par Bruno Mars, Caroline Scheufele, la co-présidente de Chopard a fait appel à notre compatriote Cathy Lobe, ex-Madame Guetta. La reine des nuits parisiennes et d’Ibiza s’est offert l’honneur d’accueillir personnellement toutes les vedettes. Il y avait là Rihanna, Will Smith, Isabelle Huppert, Sara Sampaio, Julianne Moore, Paz Vega, Rossy de Palma, Araya Hargate, Tina Kunakey, Phoebe Dahl, Kendall Jenner, Bella Hadid, Eva Herzigova, en dress code «Galactic with a touch of diamond».

Gala_Amfar

 

Deuxième arrêt, le gala Amfar. Autre moment incourtnable de la Croisette où l’on retrouve les mêmes ingrédients et les mêmes invités. Ici, on parle humanitaire, levée des fonds pour soutenir la recherche sur le Sida à travers le monde, même si on danse jusqu’au bout de la nuit. C’est presque Hollywood qui se déplace et s’associe à ses amis européens. Will Smith et Uma Thurman étaient aux commandes des enchères. Dans la salle Vip de l'hôtel Cap-Eden-Roc, ce 25 mai, Nyanga a reconnu David Beckham, Nicki Minaj, Paris Hilton, Lindsay Loan, Diane Kruger, Winnie Chantelle Harlow, l’égérie Desigual, Jean Paul Gaultier, Sage Golnik et bien d’autres.

Troisième et dernier arrêt de nos nuits folles, la soirée «Adventure of Humanity World Peace Night». Organisée par un milliardaire de l’évènementiel Richard Nilsson. Depuis 1999, elle réunit des stars mondiales dans le cadre chic de la Villa Oxygène sur les collines cannoises pour les sensibiliser sur la recherche de la paix dans le monde.  Cette année, la famille Jackson était à l’honneur. Et c’est Jermaine qui l’a représentée et offert un show émouvant au public d’étoiles. «Pour nous, l’argent n’a pas d’importance, c’est ce que l’on ressent dans le cœur qui est important», a-t-il conclu. Voilà ! Cannes, c’est aussi ça. Le militantisme pour de nobles causes.

G-Laurentine Eyebe Assiga, envoyée spéciale à Cannes